Les Journées Ivoiriennes de la Communication (JICOM) 2026 ont confirmé une réalité désormais évidente : le secteur de la communication sous l’impulsion d’Ambofo Sakia Présidente de l’AACC.CI et de l’agence Efees, est entré dans une phase de prise de conscience collective.
À Abidjan, professionnels des médias, agences, institutions, créateurs de contenus et annonceurs ont multiplié les échanges autour d’un même constat : communiquer n’est plus une option pour les annonceurs, c’est un impératif stratégique pour exister, convaincre et durer.
Dans une atmosphère à la fois studieuse et dynamique, cette édition a servi de tribune pour repenser les pratiques, questionner les modèles existants et appeler à une meilleure structuration de l’écosystème. Les discussions ont mis en lumière les mutations profondes du métier, marquées par la montée en puissance du digital, la fragmentation des audiences et l’exigence croissante de performance.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité de sortir d’une approche intuitive de la communication pour aller vers des stratégies mieux pensées, mieux ciblées et davantage mesurables.
Cette prise de conscience concerne aussi bien les institutions que les agences, les médias et les créateurs de contenus. Tous semblent désormais s’accorder sur un point : dans un environnement saturé d’informations, la visibilité ne suffit plus. Il faut de la cohérence, de la pertinence et une vraie capacité d’adaptation aux nouveaux usages.
Mais si le secteur de la communication avance, un autre chantier demeure essentiel : la sensibilisation des annonceurs. Leur implication, finalement assez peu visible aux JICOM 2026, reste l’une des conditions clés pour consolider l’écosystème et donner plus de poids aux initiatives de ce type.
Car comme l’ont souligné nombre de participants, les marques continuent parfois d’aborder la communication avec prudence, voire avec une forme de réticence face à l’investissement. Or, les échanges tenus durant l’événement ont rappelé que la communication ne doit plus être perçue comme une simple dépense, mais comme un outil de valeur, de notoriété et de performance. Il reste donc un travail de pédagogie à mener pour mieux convaincre les annonceurs du rôle stratégique de la communication dans la croissance de leurs activités.
Cette sensibilisation passe par plusieurs leviers : mesurer et démontrer l’efficacité des dispositifs, professionnaliser les offres et développer un langage commun entre agences, médias et marques. Les JICOM ont précisément permis de poser ces bases, tout en mettant en évidence les lacunes à combler.
La présence des acteurs publics et privés a montré qu’il existe une volonté commune de faire progresser le secteur. Mais pour transformer l’essai, il faudra aller plus loin dans l’accompagnement des annonceurs, dans l’explication des nouveaux enjeux et dans la construction de passerelles plus solides entre l’offre de communication et les besoins réels des marques.
Au final, les JICOM 2026 ont agi comme un révélateur. Révélateur d’un secteur qui prend conscience de ses responsabilités, de son potentiel mais aussi de la nécessité de continuer à convaincre les annonceurs, à les associer davantage et à faire de la communication un investissement pleinement assumé.
Dans un marché en pleine recomposition, la vraie bataille n’est plus seulement celle de la créativité. Elle est aussi celle de la compréhension, de la confiance et de la valeur perçue. Et sur ce terrain, les JICOM ont ouvert une réflexion qui ne fait que commencer.
