Fermer

Je m'abonne

Déjà abonné ? Identifiez-vous

Je me connecte

Entretien avec Nameïta Lica Toure, Chargée de Production chez TSK Studios

FacebookTwitterLinkedIn

TSK Studios a été créée en 2015 à Abidjan par Karamoko Touré, le directeur général, qui évoluait déjà depuis 30 ans dans le milieu de la culture. Parallèlement à son entreprise de communication audiovisuelle, il a toujours été impliqué d’une manière ou d’une autre dans le milieu de la culture. Depuis sa création le studio a coproduit le long métrage « Génération décalée », et produit la série « Top Radio » et surtout « Invisibles »  récemment récompensée au Festival de la Fiction TV de la Rochelle.

 

Comment décririez-vous TSK ?

TSK Studios est une société de production de contenu audiovisuel et culturel qui s’est lancée le défi de créer des produits ivoiriens de qualité qui s’exportent à l’international.

Ayant senti le nouveau vent de dynamisme dans le microcosme de l’audiovisuel, M. Touré a compris que c’était le moment propice de se lancer formellement dans la production. En effet, la multiplicité des différents canaux de distributions en demande de contenu et la réouverture de salles de cinéma ont créé de réelles opportunités pour un entrepreneur désireux d’investir dans le business de la production.

 

Quel type de contenu produisez-vous ?

TSK Studios produit des séries, des longs-métrages, des documentaires, et aussi des pièces de théâtre. Notre objectif est de proposer du contenu de qualité, tant techniquement qu’artistiquement. Apporter aux Ivoiriens des histoires authentiques qui reflètent leur réalité, mais assez originales et multidimensionnelles pour se vendre dans le monde entier.

 

 « Invisibles » vient d’être désignée « Meilleure fiction francophone étrangère » au festival de la Fiction TV de la Rochelle. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’EST ENORME ! De voir une production ivoirienne reconnue sur la scène Européenne … C’était une immense fierté. Recevoir ce prix a été la consécration de tous les efforts fournis. Merci au réalisateur Alex Ogou , à nos formidables acteurs, et à nos infatigables techniciens pour le travail herculéen abattu et la confiance placée en nous.

 

Dans votre activité, quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

Une des grandes lacunes du milieu de l’audiovisuel Ivoirien est le manque de personnel qualifié. La majorité des personnes travaillant dans le milieu de la production n’a pas été correctement formé à ces métiers, et à un moment l’esprit de débrouillardise ne suffit plus. Il faut un certain niveau de formation pour pouvoir être compétitif sur la scène internationale.

Connaitre les guichets de financement, monter des dossiers solides, convaincre des institutions financières, et trouver des mécènes font partie des responsabilités du producteur. Nous devons être mieux éduqués et mieux équipés pour faire face à ces responsabilités et financer nos projets.

 

Comment voyez-vous l’avenir de la production audiovisuelle sur le continent ? Que faut-il faire pour développer la production locale ?

The future is bright ! Je pense que le milieu audiovisuel bouge de plus en plus.

Il y a de plus en plus de productions originales de qualité. Je pense que collectivement nous pouvons relever le niveau en nous organisant, en nous entraidant, mais surtout en nous mettant au travail.

 

Sur quels autres projets travaillez-vous actuellement ?

Nous travaillons sur deux projets de longs-métrages dont la trame est ancrée dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous travaillions à développer des histoires locales ayant le potentiel d’avoir des répercussions internationales, et je vous en dirais plus quand le temps viendra.

Pour l’instant le focus est sur les produits que nous avons déjà sortis. TOP RADIO en ce moment en streaming sur TV5 Afrique et INVISIBLES qui sera diffuse à partir du 29 Octobre sur Canal +.

Pays:

Côte d'Ivoire