La Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB) traverse une nouvelle zone de turbulence. L’annonce du licenciement de 169 agents, a déclenché une vive polémique au sein de l’entreprise publique et dans le paysage syndical béninois.
Selon plusieurs informations publiées dans la presse locale et régionale, cette décision, présentée par la nouvelle direction* comme une démarche structurée, basée en particulier sur un audit de compétences, est une opération de modernisation et de restructuration de l’audiovisuel public indispensable pour répondre aux exigences de production et de diffusion modernes.
Par contre pour les représentants des travailleurs, elle s’apparente surtout à une cure d’austérité sociale, menée sans concertation suffisante et dans un climat déjà marqué par des inquiétudes sur l’avenir du service public audiovisuel.
Plusieurs organisations professionnelles dénoncent la méthode utilisée et pointent l’absence de dialogue social réel avant la mise en œuvre de ces suppressions de postes.
Ces tensions illustrent les difficultés pour une entreprise publique de se moderniser tout en conciliant exigences de performance, contraintes budgétaires et missions de service public.
*Rappelons que Angela Aquereburu qui avait rejoint la SRTB en février 2025 pour prendre la Direction générale, a quitté la chaine le 23 mars dernier
