WAIFF Africa : l’IA au service des récits africains

Pellicule de cinéma se transformant en réseau lumineux, pour évoquer la création audiovisuelle assistée par IA.

Lancé à Abidjan le 24 septembre, le WAIFF Africa a pour ambition d’accompagner les créateurs africains dans l’appropriation de l’intelligence artificielle. Au programme : compétition, formation et rencontres professionnelles.

Pour les organisateurs du WAIFF Africa, l’intelligence artificielle ne remplace pas l’auteur. Elle peut lui permettre de visualiser une idée, tester une esthétique, créer un univers ou produire tout ou partie d’une œuvre avec des moyens plus limités

Le World AI Film Festival (WAIFF) Africa – Abidjan la compétition qui récompensera les meilleures créations réalisées avec l’aide de l’IA se tiendra à Abidjan en février 2027

À l’origine du projet, on retrouve notamment Fatim Cissé Kouadio, directrice générale de DUX Côte d’Ivoire et présidente du WAIFF Africa, ainsi qu’Alain Yao Kouadio, président du groupe KAYDAN. Côté WAIFF, Marco Landi, président de l’Institut EuropIA et fondateur du World AI Film Festival, accompagne cette implantation africaine.

Une première signature officielle avait été organisée à VivaTech Paris le 18 juin 2026.

Pour cette première édition, le concours est ouvert aux créateurs originaires ou résidant légalement dans dix pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tchad et Togo.

Le festival couvre la création audiovisuelle au sens le plus large : réalisateurs, créateurs numériques, studios, producteurs, publicitaires ou artistes peuvent présenter des œuvres intégrant l’IA.

Le concours comporte sept catégories :

  • AI Short Film : courts métrages ;
  • AI Vertical : créations verticales ;
  • AI Advertising / Branded Content : publicité et contenus de marque ;
  • AI Music Video : clips musicaux ;
  • AI Documentary : documentaires ;
  • Social Impact Award : œuvres utilisant l’IA autour d’un enjeu social ;
  • Best Female Creation Award : prix de la meilleure création féminine.

Les productions peuvent être entièrement générées par l’IA ou hybrides, en combinant prises de vues réelles et contenus générés. Mais l’utilisation de l’IA doit être significative et réellement intégrée au processus créatif.

Le règlement impose plusieurs conditions :

L’œuvre doit être originale et respecter les droits de propriété intellectuelle. Les productions utilisant des technologies de deepfake pour imiter sans autorisation des personnes identifiables ne sont pas admissibles. Le règlement général interdit également les œuvres qui reproduiraient ou imiteraient étroitement des créations existantes.

Les films peuvent être réalisés dans n’importe quelle langue, mais doivent comporter des sous-titres anglais directement intégrés à la vidéo. Les fichiers doivent être transmis en format numérique, en .mp4 ou .mov et en haute définition.

La candidature doit également comporter plusieurs éléments : une image représentative du film, une courte présentation, une production journal détaillant les outils d’IA utilisés, ainsi qu’une biographie ou un CV du réalisateur.

Le règlement rappelle par ailleurs que le candidat doit disposer des droits nécessaires sur les différents éléments de son film et des autorisations concernant les personnes ou lieux représentés.

Les inscriptions ont ouvert le 24 septembre 2026 à 10 heures et se terminent le 31 décembre 2026 à 23h59, heure d’Abidjan.

Les œuvres seront ensuite examinées par les équipes du festival puis par les jurys. La cérémonie de remise des prix est prévue à Abidjan le 6 février 2027. Au moins 150 œuvres sont attendues pour cette première édition.

Le WAIFF Africa constitue également une étape vers Cannes : cinq films sélectionnés à Abidjan doivent rejoindre la sélection « Road to Cannes » du World AI Film Festival, dont la finale internationale est programmée les 6 et 7 avril 2027 à Cannes.

Le projet ne se limite pas à un concours. Les organisateurs prévoient également des ateliers, master-classes, conférences et rencontres professionnelles, avec notamment un programme de sept modules de formation entre octobre et décembre 2026, destiné à plus de 300 bénéficiaires.