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Quel avenir pour le e-commerce en Afrique de l’Ouest ?

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L’essor d’internet, la forte pénétration du mobile et le développement des solutions de paiement en ligne transforment peu à peu les habitudes des consommateurs africains et ont fait fleurir le e-commerce sur le continent. Un terreau fertile pour le développement du secteur qui attire de plus en plus d’acteurs et génère davantage de ventes sur le continent. En passe de décoller, l’écosystème du e-commerce rencontre néanmoins de nombreux obstacles. Face aux  défis logistiques, technologiques et structurels, des acteurs emblématiques du e-commerce mettent un terme à leur aventure africaine.

Après le géant Cdiscount ou encore Africashop, c’est la startup française Afrimarket opérant en Afrique francophone qui a annoncé son placement en liquidation judiciaire. Fondée par Rania Belkhaia et Jérémy Soss, Afrimarket n’a pas réussi sa dernière levée de fonds face à des investisseurs frileux. Plus récemment encore, c’est la plateforme de distribution du groupe Prosuma, Yatoo.ci, qui s’est retirée du marché. Lancée en 2016 par Doungnan Coulibaly, la plateforme avait su se démarquer sur le marché ivoirien grâce à la livraison express en 2h dans les communes d’Abidjan ou encore grâce à un service clients rendu accessible 24h/24. Toutefois, les actionnaires du groupe Prosuma n’ont pas souhaité réitérer leurs investissements.

Pourquoi ces acteurs renoncent-ils ? Les raisons sont-elles liées au modèle économique ? à l’écosystème ? aux investisseurs encore trop hésitants ? une méconnaissance du marché ?  Beaucoup déplorent un marché encore peu mature, une pénétration encore faible d’internet et des complexités opérationnelles et des problématiques financières qui s’imposent à des startups à fort capitaux.

Ceux qui renoncent au développement sur le continent, laissent néanmoins le champ libre au concurrent Jumia, « licorne » africaine qui a su impulser une percée du e-commerce en Afrique de l’Ouest. Filiale du Groupe Rocket Internet, Jumia a d’ailleurs réussi au mois d’avril son entrée à la bourse de New York. Une opération cruciale qui a permis à la société de lever près de 200 millions de dollars pour accélérer son développement.

Bien qu’il existe des raisons de rester optimiste, le e-commerce africain n’a pas encore tenu toutes ses promesses. Pour les différents acteurs, les anciens comme les prochains, l’heure est désormais à la réflexion stratégique sur le futur de ce secteur dans un contexte africain …

 

Lire aussi: Entretien avec Aurèle Simo, fondateur de la plateforme Toovendi.com

 

Pays:

Panafricain