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Entretien avec Diane Audrey Ngako, fondatrice de l’agence Omenkart en charge du Douala Digital Show

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Diane Audrey Ngako est la fondatrice et CEO de l’agence Omenkart au Cameroun. Agence composée également de Herman Kom Kamdam et Laeticia Minko, tous en charge de l’organisation de la première édition du Douala Digital Show.

 

Pouvez-vous nous présenter le « Douala Digital Show » ?

Le Douala Digital Show est la marketplace pour rencontrer les acteurs clés de l’industrie des technologies et du numérique au Cameroun. L’évènement se tiendra les 06 au 07 décembre 2019.

A travers notre contenu : conférences, keynotes, ateliers ou encore learning expédition, nous souhaitons que les participants vivent une expérience inoubliable. Notre maître de cérémonie pour cette première édition est la talentueuse Edith Brou.

 

Pourquoi avoir choisi de lancer un tel événement ?

Le Cameroun connait un boom de la connectivité et des modes de consommation digitaux. Face à cette évolution, le Douala Digital Show naît pour rapprocher tous les acteurs en quête de transformation digitale ou encore en quête de nouvelles opportunités de rencontres. Nous voulons réunir toutes ces personnes-là, qui font partie des nombreux talents qui poussent le monde vers une quatrième révolution industrielle :  celle d’un monde connecté.

 

Pourquoi avoir choisi le Cameroun comme pays hôte ? 

Omenkart est une agence camerounaise basée à Douala. Bien que notre champ d’actions nous emmène souvent dans plusieurs pays (Côte d’ivoire, Senegal, Congo, Tchad, Niger, Gabon…) nous souhaitions nous focaliser sur le Cameroun afin déjà d’accompagner les champions locaux vers une transition numérique.

 

Quels seront les principaux temps forts ? 

Le Douala Digital Show se déroule sur deux jours. Une première journée dédiée aux talks et keynotes avec des panels riches qui se déroulera à la Falaise Bonapriso.

La deuxième journée sera axée ateliers et en parallèle, nous proposerons des Learning Expéditions dans les 4 coins de Douala dans 3 entreprises. Les ateliers se dérouleront toute la journée chez Cowork.Africa, un espace de Co-working de la ville.

Et quelques surprises prévues avec TV5 Monde Afrique …

 

Quelles personnalités ont d’ores-et-déjà confirmé leur présence ? 

Nous avons déjà la confirmation de 80% de nos invités. Nous pouvons citer : Rebecca Enonchong, CEO d’Appstech , Sylvianne Moudeke, DG de YUP Cameroun, Edith Brou Fondatrice d’africa contents group, Nelly Kambiwa, Marketing Cloud Account Executive chez Salesforce, Mamadou Lamine Traoré, directeur Orange Money, Nadine Kouamouo Chef de produit web tv5 monde Afrique, Paola Audrey  Ndengue CEO panelle and Co, Ulrich Takam createur de contenu , Lionel Obam fondateur de LA Sunday à Abidjan, Georges Mpoudi Ngole CIO Camtel , Chedjou Kamdem, d’histoires de CM …

Pour ne citer que ceux-là. Cette semaine, notre site web sera lancé et le public pourra avoir accès au programme détaillé et à toutes les informations relatives à nos speakers et aux thèmes qui seront abordés.

 

Derrière cette manifestation, quelles sont vos ambitions ? 

Le Douala Digital Show a pour objectif principal d’être un levier de développement du secteur du numérique au Cameroun. Notre ambition est de générer du trafic et de faire de l’événement une référence au Cameroun et dans la sous-région pour que d’avantage de personnes y participent et trouvent des opportunités de croissance dans leurs domaines respectifs.

 

Quels sont les principaux enjeux du digital en Afrique francophone subsaharienne ? 

Vous savez, à date il existe encore aujourd’hui de nombreux freins au déploiement de la connectivité : couverture du territoire, confiance, cherté, pertinence des offres… Globalement, ces freins se situent sur 3 axes : le développement du réseau (développer les infrastructures mais aussi les outils de régulation), le développement des contenus (proposer des applications ou des divertissements qui correspondent aux problématiques des africains), le développement de la confiance (renforcer la cybersécurité notamment en matière de paiement).

Malgré une réelle capacité d’innovation des acteurs numériques subsahariens, la question du financement reste centrale.  C’est donc dans ce contexte que de nombreuses initiatives voient le jour comme KmerTech lancée il y a moins d’une semaine à Douala.

Nous pensons qu’il est important aujourd’hui que les pays d’Afrique subsaharienne développent des incubateurs. Tout en gardant à l’esprit que ceux-ci ne doivent pas/plus toujours être financés par les États qui peinent à les connecter aux partenaires privés. Les incubateurs doivent vraiment être perçu chez nous comme de véritables pôles de Recherche et Développement, orientés par de vrais choix politiques, pour que l’innovation soit ainsi mieux dirigée vers les besoins de notre cher continent.

 

Comment voyez-vous l’avenir du digital dans la sous-région et plus spécifiquement au Cameroun ? 

Je vais me concentrer sur le Cameroun car c’est un pays que je connais et maitrise. Aujourd’hui encore de nombreux camerounais n’ont pas accès à Internet. Afin de soutenir la croissance du secteur numérique, le gouvernement doit étendre la fibre optique sur tout le territoire. Qu’il s’agisse de solutions FTTH (domestique) ou FTTO (commerciales). Selon le Directeur Général de l’ART (Agence de Régulation des Télécommunications), il nous faudra construire plus de 10.000 km de fibre optique à court terme, pour garantir une couverture convenable du pays. Ceci demande donc des investissements importants. Cette action va aussi nous permettre de réduire le coût d’internet. Je crois que cela s’applique aussi aux pays voisins comme le Tchad.

Pays:

Cameroun