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La CNUCED se penche sur le potentiel de l’e-commerce en Afrique francophone

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A l’heure où le boom du numérique retentit sur le continent africain, le e-commerce connait un véritable essor. Alors que les géants tels que Amazon ou le Bon Coin ne semblent pas encore convoiter les opportunités de développement sur le continent, les startups comme Jumia, Afrimalin, Coin Afrique, Afrimarket … sont nombreuses à se lancer dans l’aventure.

 

Problématiques de marché et défis locaux

L’essor d’internet, la forte pénétration du mobile et le développement des solutions de mobile money transforment peu à peu les habitudes des consommateurs africains et font fleurir le e-commerce sur le continent.

Néanmoins, le e-commerce africain doit tenir compte d’un grand nombre de spécificités propres au marché local. Ces spécificités sont de réels défis qui peuvent entraver le développement croissant du marché du commerce en ligne, un marché encore en gestation qui nécessite de s’adapter aux changements mais aussi aux réalités africaines.

Faible taux de bancarisation, caractère informel du marché, problématiques de logistique, adressage ou encore manque d’infrastructures sont de véritables freins au développement du e-commerce sur le continent.

Bien que certaines startups de e-commerce parviennent à s’affranchir de certaines problématiques grâce aux efforts déployés pour s’accommoder de la réalité, beaucoup d’entre continuent de chercher un modèle économique rentable.

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)

Depuis 2016, la CNUCED propose aux pays qui le souhaitent, de procéder à une évaluation rapide de leur potentiel à s’ouvrir au commerce électronique afin de les accompagner dans la création d’un écosystème propice au développement du secteur.

Récemment, les Nations Unies en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont réalisé une étude sur le développement du e-commerce au Burkina Faso, au Togo et au Sénégal. Une étude présentée lors d’une conférence sur le commerce et le développement organisée le 5 octobre dernier.

A cette occasion, les Nations Unies ont mis en lumière les opportunités liées au développement du e-commerce dans la zone francophone mais ont également constaté une différence de maturité des pays face au commerce en ligne. Bien que la Côte d’Ivoire soit en tête de file, des écarts de croissance se font sentir au Sénégal, au Togo et au Burkina Faso. L’état de préparation de leur économie au commerce électronique demeure bien inégal. Pour répondre à cela, les Nations Unies ont tenu à inviter les acteurs du secteur ainsi que les gouvernements à penser des réformes pour permettre aux trois pays de saisir pleinement les opportunités de développement liées au e-commerce.

Voici quelques-unes des préconisations abordées lors de cette conférence :

  • Favoriser le développement des infrastructures logistiques locales.
  • Accompagner les opérateurs télécoms dans le développement de solutions de paiement.
  • Mettre en place un cadre juridique et réglementaire qui contribuent à l’essor du e-commerce.
  • Développer les compétences locales aux futurs métiers

Les Nations Unies, grâce à cette étude, demeurent persuadés que le e-commerce est un secteur clé pour dynamiser l’économie et qu’il peut constituer un véritable moteur pour ces pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pays:

Burkina Faso