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Entretien avec James Masso Mpessa, Head of Category chez AFRIBOBO

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Malgré la fermeture du leader JUMIA, les acteurs du e-commerce au Cameroun ne semblent pas encore avoir tiré leur révérence. Certains parviennent à tirer leur épingle du jeu et à s’adapter aux réalités pour subsister …

 

James Masso Mpessa travaille depuis 2016 dans le secteur du e-commerce.Il intègre Jumia Cameroun en 2017 au poste de Sales representative pour le compte du site Jumia deals, puis en 2018 jumia.cm, en tant que Academy Officer (Formateur des vendeurs de Jumia sur l’utilisation de leurs espaces vendeurs).

Il devient sera nommé VRM (Vendor Relation Manager) avant que la cessation des activités de Jumia Cameroun ne soit officiellement annoncée.

Début 2020, il intègre la société de e-commerce AFRIBOBO.COM en tant que Chef de catégories

 

Pouvez-vous présenter vos activités ?

Afribobo est un site annonces généraliste (Immobilier, Automobile, Électronique, Emploi, etc …) où l’on peut tout vendre, tout acheter, tout louer et communiquer simplement, rapidement, efficacement et localement.

Nous mettons en relation de manière pertinente l’offre et la demande sans prélever ni frais ni commission et en élargissant la visibilité des biens et services de nos annonceurs.

 

Depuis combien de temps êtes-vous opérationnels ?

Après la mise en veille des activités de Jumia au Cameroun, Jules NDAM, avec qui j’ai travaillé chez Afribaba.cm (AFRIBABA SARL) et Jumia, a choisi de se lancer comme fondateur aux côtés d’une partenaire de longue date et ancienne collaboratrice chez afribaba.cm, Nina Adelaide Kuisseu Epse NDJOUCHEU.

Nous proposons un service qui selon nous, a le mérite d’être adapté aux besoins locaux, de par l’expérience passée, et afribobo.com est opérationnel depuis le 1erDécembre 2019, cela fait aujourd’hui 2 mois.  Nous sommes plutôt satisfaits de l’évolution du site et des retours qui nous parviennent de la part des utilisateurs à ce jour.

 

Quel en est le modèle économique ?

Notre business model est à la base celui d’un site de petites annonces ; c’est à dire de la visibilité pour les annonceurs d’une part et les bannières publicitaires d’autre part pour les corporates grâce au contenu pertinent et au trafic organique que cela génère.

 

 Beaucoup d’acteurs confient qu’une grande part du e-commerce en Afrique francophone subsaharienne se fait via les réseaux sociaux tels que Whatsapp ou Facebook. Comptez-vous vous déployer sur ces canaux ? Comment les utiliserez-vous ?

En effet les réseaux sociaux représentent une part de marché non négligeable des transactions en ligne au Cameroun.

Et la cessation temporaire des activités du géant panafricain du e-commerce au Cameroun agrandie cette part de marché.

Cependant, le taux de conversion de ces réseaux sociaux est relativement bas comparé à celui des sites d’annonces comme Afribobo.com (dont le trafic provient majoritairement des moteurs de recherches)

Nous utilisons ces réseaux sociaux pour le marketing digital de notoriété

 

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Toutes nos perspectives de développement s’articulent autour de l’orientation satisfaction client (Annonceurs et Acheteurs) + l’effet d’échelle

Comme tout business,  nous devrons rentabiliser nos activités pour survivre.

Cependant le moyen le plus efficace et durable pour y arriver dans notre contexte, est de faciliter la vie de nos utilisateurs en mettant efficacement et pertinemment les vendeurs et les acheteurs en relation.

Aussi, multiplier les partenariats tel que celui que nous venons de conclure avec facebook concernant son programme Free Basics (internet.org) qui permettra aux personnes sans données mobiles dans leur téléphone de se connecter gratuitement sur afribobo.com dans tout le territoire camerounais (Dans le cas du Cameroun, internet.org travaille avec MTN Cameroun).

 

Jumia Cameroun a cessé ses activités au niveau national, et dans d’autres pays, au moment où vous vous lanciez vos activités. Quel est votre point de vue sur ce sujet ? Comment pensez-vous réussir là où d’autres ont échoué ?

En réalité c’est un grand vide que cette cessation du géant de l’e-commerce laisse dans l’environnement au Cameroun.

Nous (l’équipe d’AFRIBOBO) avons une expérience de réussite (celle acquise avec Afribaba Cameroun racheté par Jumia) dans le domaine des petites annonces au Cameroun.

Nous entendons réitérer ce “success story” grâce aux expériences acquises dans ces entreprises d’une part, et à l’écoute des utilisateurs et l’adaptation constante au contexte local d’autrs part.

 

 

Comment voyez-vous l’avenir du e-commerce au Cameroun, et plus largement en Afrique francophone subsaharienne ?

Comme dans toutes les parties du monde, où des changements importants se sont opérés dans les cultures de consommation, le Cameroun et l’Afrique subsaharienne en général, sont en pleine transformation des habitudes d’achat, de vente et d’information.

La démographie, la prolifération des smartphones et l’accès à internet laissent présager un avenir prometteur pour le e-commerce dans cette partie du monde.

Cependant, les précédentes expériences successives et infructueuses des acteurs majeurs nous imposent une remise en question sur certaines contraintes d’adaptabilité du business aux contextes locaux.

Nous sommes résolument engagés à apporter une contribution pertinente dans cette transformation qui vise à faciliter la vie des internautes et rendre le maximum d’entrepreneurs locaux “Bobo”.

Bien entendu aux côtés de tous les acteurs de l’écosystème e-commerce qui partagent cette vision.

 

Découvrir : Dossier – E-commerce en Afrique francophone 

 

Pays:

Cameroun